Le budget type
En bref : le tableau montre une répartition réaliste pour une personne seule dans une région au coût moyen. À Genève ou Lausanne, le loyer est plus élevé et la marge plus faible ; dans le Jura ou en Valais, elle est plus grande. Prends les proportions plutôt que les francs.
| Poste | par mois |
|---|---|
| Salaire net | CHF 4’300 |
| Logement avec charges | − CHF 1’300 |
| Assurance maladie | − CHF 450 |
| Impôts (provision) | − CHF 430 |
| Alimentation | − CHF 600 |
| Mobilité | − CHF 300 |
| Reste pour assurances, communication, habits, loisirs, épargne | ≈ CHF 1’200 |
Comment créer une épargne
À ce niveau de revenu, la marge est réelle mais étroite. L'erreur classique est d'épargner ce qui reste en fin de mois – dans un mois avec une facture imprévue, il ne reste rien. Le seul levier fiable est l'inverse : un montant fixe versé le jour de paie sur un compte séparé, avant toute autre dépense.
Le montant peut être petit, CHF 100 ou 200. L'important est qu'il ne soit pas renégocié chaque mois. Avec le temps, il constitue le fonds d'urgence qui stabilise tout le budget.
Le poste qui fait basculer le budget
Le bordereau d'impôt. Il arrive une fois par an, il se compte en milliers de francs et il ne figure dans aucun budget mensuel. Qui ne le divise pas par douze et ne le met pas de côté chaque mois revit chaque printemps la même surprise.
Le deuxième candidat est la franchise de l'assurance maladie. Qui a choisi la franchise la plus élevée pour baisser la prime doit pouvoir mettre de côté l'économie réalisée, sinon une maladie crée un trou dans le budget.
- Impôts : dernier bordereau ÷ 12
- Franchise : provisionner l'économie de prime
- Factures annuelles : un douzième par mois
Où se trouve la vraie marge
Les plus grands leviers sont trois frais fixes qu'on vérifie une fois et qui agissent pendant des années. L'assurance maladie : entre la caisse la plus chère et la moins chère, à prestations identiques, il y a plusieurs centaines de francs par an, et un modèle alternatif baisse encore la prime.
Le subside d'assurance maladie : à ce revenu, beaucoup y ont droit selon le canton et ne le demandent pas. Et le logement : au-delà d'un tiers du revenu net (33 %), aucun autre poste n'offre un levier comparable.
Brut, net et 13e salaire
Le net exact dépend du plan de caisse de pension et de l'âge, car les bonifications de vieillesse augmentent avec les années. Avec un 13e salaire, le revenu annuel est plus élevé ; beaucoup le réservent aux impôts et aux vacances plutôt qu'aux dépenses courantes.
Qui est imposé à la source voit l'impôt directement retenu sur le salaire : le net est plus bas, mais il n'y a pas de bordereau à provisionner.
Voir son propre chiffre
Les CHF 1’200 qui restent dans l'exemple ne sont qu'une moyenne. Saisis une fois ton salaire et tes frais fixes, et tu verras chaque mois ton propre chiffre au lieu d'une règle générale.
Saisis tes chiffres une fois dans BudgetHub : tu vois chaque mois ce qui reste après les frais fixes – gratuit, sans connexion bancaire, données hébergées en Suisse.
Les provisions font la différence
Les charges fixes et les dépenses variables figurent dans tout budget. Ce qui manque presque toujours, ce sont les postes intermédiaires : impôts, dentiste, franchise, Serafe, vacances, réparations.
Ils arrivent une fois par an et font exploser le mois où ils tombent. La solution est mécanique : montant annuel divisé par douze, inscrit comme poste fixe – souvent CHF 500 à 900 par mois.
L'ordre qui fonctionne
D'abord une réserve de trois à six mois de dépenses, puis le remboursement des dettes coûteuses, puis la prévoyance via le pilier 3a, enfin les objectifs libres.
Inverser cet ordre conduit à immobiliser de l'argent sans disposer d'une réserve – et la prochaine dépense imprévue finit sur la carte de crédit.
