Le test en une ligne
Prends ta dernière déclaration. Si les intérêts hypothécaires et la déduction d'entretien dépassaient ensemble la valeur locative déclarée, le système actuel t'allégeait – tu perds donc plutôt. Si la valeur locative était supérieure, tu payais un supplément – tu gagnes.
Exemple : avec une valeur locative de CHF 18'000 et des déductions de CHF 12'000, tu imposais jusqu'ici CHF 6'000 nets ; après le changement, plus rien. À l'inverse, avec CHF 26'000 de déductions, tu perds une déduction nette de CHF 8'000.
Ce qui disparaît exactement
Le changement de système touche plusieurs positions à la fois :
- La valeur locative comme revenu imposable, sur les résidences principales et secondaires.
- La déduction pour l'entretien immobilier du logement occupé – au niveau fédéral, intégralement.
- La déduction des intérêts passifs, avec une exception limitée dans le temps pour la première acquisition.
- Les déductions pour assainissements énergétiques au niveau fédéral ; les cantons peuvent maintenir les leurs temporairement.
Ce qui reste et ce qui s'ajoute
Pour les immeubles loués, le système change peu : les loyers réels restent imposables et les coûts réels déductibles. L'impôt sur la fortune, calculé sur la valeur fiscale, subsiste également – il n'est pas concerné par la réforme.
Nouveauté : les cantons pourront prélever un impôt d'objet sur les résidences secondaires. Son aménagement – base de calcul, taux, entrée en vigueur – reste ouvert au niveau cantonal. Qui possède un logement de vacances a intérêt à suivre ce dossier plutôt qu'à considérer la réforme comme un allègement automatique.
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Les provisions font la différence
Les charges fixes et les dépenses variables figurent dans tout budget. Ce qui manque presque toujours, ce sont les postes intermédiaires : impôts, dentiste, franchise, Serafe, vacances, réparations.
Ils arrivent une fois par an et font exploser le mois où ils tombent. La solution est mécanique : montant annuel divisé par douze, inscrit comme poste fixe – souvent CHF 500 à 900 par mois.
L'ordre qui fonctionne
D'abord une réserve de trois à six mois de dépenses, puis le remboursement des dettes coûteuses, puis la prévoyance via le pilier 3a, enfin les objectifs libres.
Inverser cet ordre conduit à immobiliser de l'argent sans disposer d'une réserve – et la prochaine dépense imprévue finit sur la carte de crédit.
