Deux systèmes, un salaire
Les conventions de double imposition attribuent en principe le droit d'imposer à l'État de résidence. La Suisse ne prélève qu'un impôt à la source, imputé ensuite dans l'État de résidence – pour l'Allemagne, un forfait de 4.5 %. Pour la France, l'Italie et l'Autriche, des régimes propres s'appliquent, différents dans le détail.
La règle concrète dépend de l'État de résidence, parfois du canton, et du fait que le retour au domicile soit quotidien. Un guide général ne remplace pas la vérification de sa propre situation.
L'erreur de budget qui coûte cher
Le certificat de salaire suisse ne montre que la retenue suisse. Ce qui s'y ajoute dans l'État de résidence n'y figure pas – et arrive avec la déclaration locale, souvent plus d'un an plus tard, sous forme d'un rappel à quatre chiffres.
Un ordre de grandeur : sur un salaire brut de CHF 90'000, la retenue suisse représente environ CHF 4'050. Ce qui est effectivement dû dans l'État de résidence peut en être un multiple.
Qui traite le net suisse comme du revenu disponible n'a jamais mis ce montant de côté. La seule approche fiable est une provision mensuelle calculée sur la charge fiscale de l'État de résidence, pas sur le certificat suisse.
Télétravail et risque de change
Le nombre de jours travaillés depuis le domicile peut déplacer l'attribution fiscale et, dans certains cas, l'assujettissement aux assurances sociales. Des arrangements entre États existent, mais ils ont changé plusieurs fois ces dernières années – une vérification ciblée s'impose.
Indépendamment du droit applicable, deux choses restent en ton pouvoir : une provision d'impôts calibrée sur la charge totale, et une réserve de change. Gagner en francs et vivre en euros, c'est porter un risque de change dans son budget mensuel.
Avec BudgetHub, tu vois immédiatement l'effet sur ton budget mensuel – sans connexion bancaire, en français.
Les provisions font la différence
Les charges fixes et les dépenses variables figurent dans tout budget. Ce qui manque presque toujours, ce sont les postes intermédiaires : impôts, dentiste, franchise, Serafe, vacances, réparations.
Ils arrivent une fois par an et font exploser le mois où ils tombent. La solution est mécanique : montant annuel divisé par douze, inscrit comme poste fixe – souvent CHF 500 à 900 par mois.
L'ordre qui fonctionne
D'abord une réserve de trois à six mois de dépenses, puis le remboursement des dettes coûteuses, puis la prévoyance via le pilier 3a, enfin les objectifs libres.
Inverser cet ordre conduit à immobiliser de l'argent sans disposer d'une réserve – et la prochaine dépense imprévue finit sur la carte de crédit.
